20.10.2009

Desert lion vs Tourist

 

dl vs car.jpg

 

Ok les gars.

08.10.2009

Lettres radioactives de Tchernobyl

 

On les vit revenir peu à peu moins d’un après les faits. Les oiseaux de Tchernobyl périrent dans l’incendie provoqué par l’explosion du réacteur n°4, ce jour d’Avril 1986, avant même d’avoir terminé leur nid. Jusque là, Tchernobyl était en passe de devenir le plus gros complexe nucléaire au monde, doté d’une dizaine de réacteur d’un gigawatt. Et puis, ce fameux soir de 1986, la conjonction d’une erreur hum

aine et d’un défaut de conception provoqua un accident majeur. L’explosion certes pas nucléaire (un seul bâtiment fut endommagé

), dispersa les entrailles d’un réacteur nucléaire dans tout le paysage et jusqu’au ciel, dans un immense nuage de vapeur radioactive provenant du liquide de refroidissement évaporé.

tchernobyl.jpg

Toute cette semaine-là, occupés à effectuer d’innombrables prélèvement afin de détecter une présence radioactive dans le sol et l

es aquifères, les scientifiques russes et ukrainiens trouvèrent ce silence d’un monde sans oiseaux particulièrement dérangeant.

 

Mais au printemps suivant, les oiseaux revinrent. Voir des hirondelles rustiques passer sur la carcasse du réacteur nucléaire est un spectacle déconcertant, surtout quand on l’observe emmitouflé sous plusieurs couches de bleus en laine et toile à capuche censée vous protéger des particules alpha, coiffé d’une charlotte et d’un masque chirurgical pour empêcher le plutonium de s’accrocher à vos cheveux ou de pénétrer vos poumons. On voudrait les voir s’envoler au loin, à tire d’aile. Et dans le même temps, leur présence vous fascine. Elle semble normale, comme si l’apocalypse n’avait pas été si méchante finalement que cela, finalement. Le pire se produit, et la vie continue.

 

Mais si la vie continue, ce n’est toutefois pas sans modification. Ainsi plusieurs hirondelles éclosent-elles qui arborent quelques plus albinos. Elles se nourrissent d’insectes puis, une fois leur plumage revenu, s’en vont migrer comme si de rien n’était. Mais au printemps suivant, aucun volatile à tâche blanche ne reparaît. Etaient-ils trop génétiquement défaillant pour rallier l’Afrique ? Leurs couleurs distinctive les a-t-elle privés de partenaires potentiels ? A-t’elle révélé leurs présence aux prédateurs ?

 

Au milieu des millions de tonnes de déchets enterrés se trouvent une forêt entière de pins qui moururent quelques jours après l’explosion, et que l’on ne put brûler car leur fumée aurait été mortelle. Le rayon de 10km autour du réacteur, la zone du plutonium, est d’un accès encore plus restreint. Tous les véhicules et toutes les machines qui furent utilisés dans le cadre du nettoyage du secteur, comme les grues gigantesques qui s’élèvent autour du sarcophage, sont trop radioactives pour être déplacées.

 

Et pourtant on voit des alouettes venir se percher sur leurs bras. Au nord du réacteur détruit, les pins produisent de nouvelles branches, de longueur allongée et irrégulières, portant des aiguilles de taille diverses. Ils n’en sont pas moins verts et vivants pour autant. Par delà ces arbres, au début des 1990, les forêts qui avaient survécu à la catastrophe abritaient des chevrettes et des sangliers radioactifs. Puis vinrent les élans, les lynx, les ours et les loups.

Pripiat, la ville où habitaient les ouvriers de Tchernobyl et quand à lui toujours désaffecté car trop chaud. A 6,5 km au sud toutefois l’un des meilleurs sites actuels d’observation des oiseaux en Europe surplombe la rivière. On peut y admirer des busards Saint Martin, des guifettes noires, des hochequeues, des aigles royaux dorés, des orfraies ainsi que de rares cigognes noires qui évoluent au milieu de tours qui n’ont pas fini de refroidir.

 

 

 

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Alan Weisman - Homo Disparitus

La recolonisation naturelle par les infrastructures humaines

Le caribou, soutenu par ses poils creux et isolants, peut ainsi traverser les lacs du nord du Canada. Alors pourquoi ses cousins rennes ne pourraient-ils pas se rendre en Angleterre ?

 

Si un animal avait l’audace de tenter le voyage par le tunnel sous la manche, une fois le trafic définitivement stoppé, il pourrait bien y parvenir lui aussi. Quant à savoir si un animal osera s’y risquer c’est une toute autre question. Les trois tunnels du Chunnel, un pour l’aller, un pour le retour et un corridor central parallèle aux 2 autres pour la maintenance – sont gainés de béton. Pendant 56km, notre candidat au voyage ne rencontrerait ni eau ni nourriture, rien que la nuit noire. Il n’est toutefois pas impossible qu’une espèce continentale recolonise la Grande Bretagne de cette façon là : la capacité des organismes à prendre pied dans les parties les plus inhospitalières du monde – des lichens retrouvés sur des glaciers en Antarctique jusqu’aux vers marins vivant dans des fissures du fond de l’océan où les températures atteint les 80°C – symbolise peut-être le sens de la vie.

 

A n’en pas douter, dans la mesure où de petites créatures comme les campagnols ou les inévitables surmulots se glissent dans le tunnel, de jeunes loups intrépides iront suivre leur piste.

 

 

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Alan Weisman - Homo Disparitus

Si l’Homme disparaissait ?

« Des surprises il va y en avoir à la pelle. Regardons les choses en face : qui aurait pu prévoir l’existence des tortues ? Qui aurait imaginé qu’un organisme allait se retourner comme un gant, puis tirer sa ceinture scapulaire* entre ses côtes pour se forger une carapace ? Si les tortues n’existaient pas, aucun biologiste vertébré n’aurait osé prétendre qu’une créature accomplirait cette performance : le monde entier lui aurait rit au nez. La seule prédiction qu’on puisse faire consiste à dire que la vie continuera. Et que ce sera intéressant ».

 

Doug Erwin.

 

*ceinture scapulaire désigne les os du corps des vertébrés au niveau de la connexion des membres avant



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Alan Weisman - Homo Disparitus

17.07.2009

Apocalypse Gnous

 

 

Captures d'élands et de gnous vite fait tranquille pour translocations dans les Conservancies namibiennes avec ICEMA,

avec un arrière goût d'Apocalypse Now.

15.07.2009

Sur le chemin des fourmis


 


 

Embûches diverses et variées sur le chemin des fourmis ramenant les ingrédients de la soupe à la maison.

 

 

Expéricence à but uniquement scientifique visant à:

 

- tester leur potentiel d'improvisation suite à des catastrophes naturelles action/réaction (10/20)

 

- tester la force des traces chimiques pour leur orientation (15/20)

 

- tester la capacité de réaction des soldats vis à vis de l'intrus (20/20, je me suis beaucoup fait mordre)

16.06.2009

STIMULUS dans un vivarium


 

Intervention humaine dans un vivarium. Une saine émulation, un bouillonnement scientifique où le stimulus est roi (méthode bushman). Expérience à reproduire le moins souvent possible, tant il vrai que l'intervention de l'homme chez l'animal impacte de façon peu constructive sur son comportement (cf. morsures de vipères entre-elles). Les bouleversements constatés créent également l'effroi chez le scientifique, avec cette soudaine sensation que le pouvoir de changer le cours des choses peut nous échapper à tout moment. Sans déconner, à un moment donné, la nature doit reprendre ses droits.

15.06.2009

HOMME VS. FOURMIS pt II

 

 

encore plus loin

HOMME VS. FOURMIS pt I

 

 

Iréfutable démonstration de l'évidente supériorité de l'homme sur la nature: il fait chier ceux qui bossent.

 

Serere, Madidi, bassin amazonien bolivien.

SOUND XPERIENCES

 

 

Appels d'éléphants de savane (Loxodonta africana) du Professeur Cornet. succès total pour certains, mitigé pour d'autres.

 

Parc National d'Etosha, Namibie.

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