30.10.2009
Uncia uncia
"No hunter other than the snow leopard would have a chance of catching such an agile prey"
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Pantera Leo Orientalis
Amur leopard
"An african leopard could never survive here"
15:23 Publié dans 3. TERRES | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.10.2009
Desert lion vs Giraffe II

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Desert lion vs Gigi

17:07 Publié dans 3. TERRES | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Desert lion vs Tourist

Ok les gars.
17:07 Publié dans 5. EXPERIENCES | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.10.2009
Felis le super prédateur
Personne ne veut admettre qu’une maison sur trois environ abrite, et ce presque partout dans le monde, un ou plusieurs serial killer. Le monstre en question est la mascotte ronronnante qui se prélassait jadis dans les temples égyptiens et qui se prélasse aujourd’hui dans nos fauteuils ; un monstre qui n’accepte notre affection que lorsque bon lui semble ; un parangon de calme, qu’il veille ou qu’il dorme (ce qu’il fait plus de la moitié de sa vie) ; enfin une créature qui nous charme afin que nous veillions à la soigner et à la nourrir.
Une fois à l’extérieur en revanche, felis sylvestris catus se débarrasse de son catrus pour ne plus être qu’un felis sylvetris ; un chat sauvage – génétiquement identique aux petits chats sauvages autochtones qui existent encore, quoiqu’on les y voie rarement, en Europe, en Afrique et dans certaines régions d’Asie. Bien qu’ils aient eu la malice de s’adapter en quelques millénaires aux conforts de la vie humaine – un chat qui ne mets jamais les pattes dehors vit en général bien plus longtemps -, les chats domestiques n’ont jamais perdu leurs instincts de chasseurs.
Peut être même les ont-ils affinés. Quand les colons européens les introduisirent en Amérique, les oiseaux du continent n’avaient jamais rencontré de prédateur aussi vif, silencieux et capable de grimper aux arbres. Il existe certes en Amérique des lynx et des lynx du Canada, mais les nouveaux venus constituaient une version réduite, parfaitement adaptée aux énormes populations d’oiseaux chanteurs. Comme les Clovis face à la mégafaune, les chats ne tuaient pas uniquement pour se nourrir, mais aussi pour le plaisir. Même lorsque les humains lui donnent régulièrement à manger, un chat continue de chasser.
Au cours des cinquantes dernières années, tandis que la population humaine doublait, celle des chats fît de même plus rapidement encore. Le nombre de chats aux Etats-Unis est passé de trente à soixante millions d’individus rien qu’entre 1970 et 1990. Le total réel doit cependant aussi inclure les chats sauvages qui vivent en colonie dans les villes et règnent sur les basse cours et les bois en densité nettement plus grande que d’autres prédateurs plus ou moins de leur taille, tels les belettes, les ratons laveurs, les mouffettes et les renards, qui eux n’ont pas accès à la protection des humains.
Divers études attribuent aux chats de gouttière jusqu’à 28 victimes par an. Chez les chats de ferme le nombre est plus important. En comparant toutes les données disponibles, dans le Wisconsin rural, environ deux millions de chats errants tuent un minimum de 7,8 millions (et sans doute plus de 219 millions) d’oiseaux par an. Cela rien que dans le Wisconsin rural.
A l’échelon national, ce chiffre doit frôler les milliards. Toutefois, quel que soit le total réel, les chats sauront très bien se débrouiller dans un monde dépouillé de ces hommes qui les emmenèrent sur tous ces continents et toutes ces îles où ils étaient inconnus, et où ils dépassent désormais en effectifs et en efficacité d’autres prédateurs de leur taille. Nous aurons disparu depuis bien longtemps que les oiseaux chanteurs devront encore endurer la présence des descendants de ces opportunistes qui nous avaient dressés à les nourrir et à les abriter ; ces ingrats qui ne daignaient jamais répondre quand nous les appelions, et ne nous accordaient que le minimum d’attention nécessaire pour que nous continuions à les nourrir.
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Alan Weisman - Homo Disparitus
18:14 Publié dans 3. TERRES | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lettres radioactives de Tchernobyl
On les vit revenir peu à peu moins d’un après les faits. Les oiseaux de Tchernobyl périrent dans l’incendie provoqué par l’explosion du réacteur n°4, ce jour d’Avril 1986, avant même d’avoir terminé leur nid. Jusque là, Tchernobyl était en passe de devenir le plus gros complexe nucléaire au monde, doté d’une dizaine de réacteur d’un gigawatt. Et puis, ce fameux soir de 1986, la conjonction d’une erreur hum
aine et d’un défaut de conception provoqua un accident majeur. L’explosion certes pas nucléaire (un seul bâtiment fut endommagé
), dispersa les entrailles d’un réacteur nucléaire dans tout le paysage et jusqu’au ciel, dans un immense nuage de vapeur radioactive provenant du liquide de refroidissement évaporé.

Toute cette semaine-là, occupés à effectuer d’innombrables prélèvement afin de détecter une présence radioactive dans le sol et l
es aquifères, les scientifiques russes et ukrainiens trouvèrent ce silence d’un monde sans oiseaux particulièrement dérangeant.
Mais au printemps suivant, les oiseaux revinrent. Voir des hirondelles rustiques passer sur la carcasse du réacteur nucléaire est un spectacle déconcertant, surtout quand on l’observe emmitouflé sous plusieurs couches de bleus en laine et toile à capuche censée vous protéger des particules alpha, coiffé d’une charlotte et d’un masque chirurgical pour empêcher le plutonium de s’accrocher à vos cheveux ou de pénétrer vos poumons. On voudrait les voir s’envoler au loin, à tire d’aile. Et dans le même temps, leur présence vous fascine. Elle semble normale, comme si l’apocalypse n’avait pas été si méchante finalement que cela, finalement. Le pire se produit, et la vie continue.
Mais si la vie continue, ce n’est toutefois pas sans modification. Ainsi plusieurs hirondelles éclosent-elles qui arborent quelques plus albinos. Elles se nourrissent d’insectes puis, une fois leur plumage revenu, s’en vont migrer comme si de rien n’était. Mais au printemps suivant, aucun volatile à tâche blanche ne reparaît. Etaient-ils trop génétiquement défaillant pour rallier l’Afrique ? Leurs couleurs distinctive les a-t-elle privés de partenaires potentiels ? A-t’elle révélé leurs présence aux prédateurs ?
Au milieu des millions de tonnes de déchets enterrés se trouvent une forêt entière de pins qui moururent quelques jours après l’explosion, et que l’on ne put brûler car leur fumée aurait été mortelle. Le rayon de 10km autour du réacteur, la zone du plutonium, est d’un accès encore plus restreint. Tous les véhicules et toutes les machines qui furent utilisés dans le cadre du nettoyage du secteur, comme les grues gigantesques qui s’élèvent autour du sarcophage, sont trop radioactives pour être déplacées.
Et pourtant on voit des alouettes venir se percher sur leurs bras. Au nord du réacteur détruit, les pins produisent de nouvelles branches, de longueur allongée et irrégulières, portant des aiguilles de taille diverses. Ils n’en sont pas moins verts et vivants pour autant. Par delà ces arbres, au début des 1990, les forêts qui avaient survécu à la catastrophe abritaient des chevrettes et des sangliers radioactifs. Puis vinrent les élans, les lynx, les ours et les loups.
Pripiat, la ville où habitaient les ouvriers de Tchernobyl et quand à lui toujours désaffecté car trop chaud. A 6,5 km au sud toutefois l’un des meilleurs sites actuels d’observation des oiseaux en Europe surplombe la rivière. On peut y admirer des busards Saint Martin, des guifettes noires, des hochequeues, des aigles royaux dorés, des orfraies ainsi que de rares cigognes noires qui évoluent au milieu de tours qui n’ont pas fini de refroidir.
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Alan Weisman - Homo Disparitus
18:14 Publié dans 5. EXPERIENCES | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La recolonisation naturelle par les infrastructures humaines
Le caribou, soutenu par ses poils creux et isolants, peut ainsi traverser les lacs du nord du Canada. Alors pourquoi ses cousins rennes ne pourraient-ils pas se rendre en Angleterre ?
Si un animal avait l’audace de tenter le voyage par le tunnel sous la manche, une fois le trafic définitivement stoppé, il pourrait bien y parvenir lui aussi. Quant à savoir si un animal osera s’y risquer c’est une toute autre question. Les trois tunnels du Chunnel, un pour l’aller, un pour le retour et un corridor central parallèle aux 2 autres pour la maintenance – sont gainés de béton. Pendant 56km, notre candidat au voyage ne rencontrerait ni eau ni nourriture, rien que la nuit noire. Il n’est toutefois pas impossible qu’une espèce continentale recolonise la Grande Bretagne de cette façon là : la capacité des organismes à prendre pied dans les parties les plus inhospitalières du monde – des lichens retrouvés sur des glaciers en Antarctique jusqu’aux vers marins vivant dans des fissures du fond de l’océan où les températures atteint les 80°C – symbolise peut-être le sens de la vie.
A n’en pas douter, dans la mesure où de petites créatures comme les campagnols ou les inévitables surmulots se glissent dans le tunnel, de jeunes loups intrépides iront suivre leur piste.
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Alan Weisman - Homo Disparitus
18:13 Publié dans 5. EXPERIENCES | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Si l’Homme disparaissait ?
« Des surprises il va y en avoir à la pelle. Regardons les choses en face : qui aurait pu prévoir l’existence des tortues ? Qui aurait imaginé qu’un organisme allait se retourner comme un gant, puis tirer sa ceinture scapulaire* entre ses côtes pour se forger une carapace ? Si les tortues n’existaient pas, aucun biologiste vertébré n’aurait osé prétendre qu’une créature accomplirait cette performance : le monde entier lui aurait rit au nez. La seule prédiction qu’on puisse faire consiste à dire que la vie continuera. Et que ce sera intéressant ».
Doug Erwin.
*ceinture scapulaire désigne les os du corps des vertébrés au niveau de la connexion des membres avant
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Alan Weisman - Homo Disparitus
17:09 Publié dans 5. EXPERIENCES | Commentaires (0) | Envoyer cette note






